En route pour de nouvelles aventures

5 mars 2006 par - Weblog

La loi DADVSI va reprendre mardi la route de l'Assemblée Nationale pour de nouvelles aventures.
Le Ministre de la culture et de la communication a corrigé son texte et tenu compte des préoccupations de nombreux parlementaires en graduant les sanctions encourues pour les infractions au code de la propriété littéraire et artistique en raison de l'utilisation des technologies de la société de l'information et en renforçant la copie privée.
La création cinématographique et audiovisuelle apporte un soutien déterminé à ce projet remanié, car il doit favoriser un usage de l'internet respectueux du droit d'auteur qui passe par le développement des offres légales, seul moyen susceptible de contribuer, grâce à une régulation nouvelle, au renforcement de notre diversité culturelle.
En France, tout ce qui touche à la culture suscite des discussions passionnées, et c'est tant mieux.
Le projet de loi sur le droit d'auteur est l'occasion de débats nombreux, souvent utiles et généralement respectueux des positions des uns et des autres.
Je n'ai, en ce qui me concerne aucune aigreur, à l'égard de ceux qui ont défendu la licence légale car je crois qu'ils l'ont fait, pour ce qui concerne les organisations réunies dans l'alliance public-artistes et pour les parlementaires avec la volonté sincère de trouver une solution équilibrée aux problèmes des échanges sur internet.
Le débat entre les créateurs et les consommateurs est sain et il faudra, passé le vote du projet de loi, continuer un dialogue constructif.
Ces dernières semaines ont toutefois, pour moi, été l'occasion de découvrir avec étonnement, le vrai visage d'un certain nombre de personnages qui officient dans des officines anti-droit d'auteur.
Souvent pédants et prétentieux, dissimulant leur incompétence derrière un pompeux verbiage, peu enclins à la contradiction, ces "sachants" pratiquent avec une obstination désespérément rétro, quand on se risque à les contredire, la censure et le filtrage et cela bien sûr au nom de la liberté.
Si vous croisez ces nouveaux Saint Just, évitez-les, ils n'ont pas une brindille d'humour.

Pascal Rogard

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