De l’interdit à l’empêchement

20 avril 2010 par - spectacle vivant

Le ministère de la culture et de la communication est un grand commanditaire  de rapports. Il y a les rapports chic et choc comme le rapport Zelnik remis en grande pompe dans les salons du ministère avec conférence de presse et buffet campagnard  et qui au fil du temps sont suivis de quelques effets.

Il y a les rapports que l'on dissimule soigneusement comme celui de Gilles Butteau et Serge Kancel sur le sujet pourtant jugé prioritaire de la formation des auteurs, mais qui n' a toujours pas été rendu public, même si l'on peut douter qu'il contienne des propositions explosives.

Il y  a, fait nouveau, le rapport sur le rapport qui consiste après avoir commandé un rapport à nommer un nouveau missionnaire qui va explorer les terres pourtant pas tout à fait incognita déja étudiées dans le premier rapport, tel est le sens des annonces récentes faites au Mip TV à la suite du  rapport du club Galilée s'intéressant à la crise de la fiction française sans avoir malheureusement la force de pensée de l'illustre savant.

Et puis il y a le rapport qui a échappé à la vigilance de votre serviteur comme celui de Reine Prat intitulé

"De l'interdit à l'empêchement " dont le sujet est la féminisation des centres de décision dans le spectacle vivant.

Un rapport qui va dans le même sens que celui de Claire Gibault qui donna lieu à une résolution du Parlement européen.

Les institutionnels du spectacle vivant prompts à s'enflammer pour défendre la liberté d'expression et de création pourraient méditer sur ces rapports fort bien renseignés qui démontrent que la féminisation des institutions culturelles est malgré quelques progrès récents encore en devenir.

Mais ne désespérons ni l' Odéon ni le Fouquets.

De  tous ces rapports et des rapports sur les rapports sortiront bien quelques idées neuves dont quelques une chemineront dans les méandres des cabinets et échapperont à la poussière numérique des archives administratives

Laisser un commentaire