Une renaissance

31 mai 2010 par - Weblog

Le Soupirant et les autres films de Pierre Etaix, Yoyo, Tant qu'on a la santé, Le grand amour et Pays de cocagne pourront au terme d'une longue bataille judiciaire et grâce à de nombreux soutiens dont celui de la SACD rencontrer à nouveau le public.

La société qui était cessionnaire des droits d'auteur de Pierre Etaix et Jean Claude Carrière s'est en effet désisté de son appel du jugement du tribunal de grande instance de Paris du 26 juin 2009 qui avait prononcé la nullité de ces contrats.

Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, après la projection au festival de Cannes du film " Le grand amour" , l' intégrale des films de Pierre Etaix ressortira en salles de cinéma le 7 juillet prochain distribuée par Carlotta et ce grâce à des restaurations financées par Studio 37, la fondation Technicolor pour le patrimoine de cinéma et la fondation Groupama Gan pour le cinéma.

Ces épisodes judiciaires qui ont connu une fin heureuse devraient toutefois attirer l'attention du législateur sur la nécessité de prévoir des dispositions plus contraignantes obligeant le détenteur des droits d'auteur à une exploitation permanente et suivie .

A l'heure du numérique, il est clairement inacceptable que contre la volonté de leurs auteurs et le souhait du public des films soient encore invisibles.

Commentaires (1)

 

  1. Lucien Véran dit :

    Pour des droits à effet boomerang.

    Une obligation d’exploitation raisonable est une excellente idée. Surtout que dans le monde numérique il est possible d’imaginer des formules à la demande avec partage des recettes sans avoir à prévoir forcément une sortie massive et en contrôlant donc mieux les coûts d’édition et de diffusion.
    S’il fallait cependant « encourager » l’exploitation de certaines oeuvres l’on peut penser soit à une option de retour des droits vers les producteurs et/ou auteurs au bout d’une durée de trois ou cinq ans ou à la mise en dépôt forcée pour défaut d’exploitation dans un réceptacle (SACD ?) d’un domaine public temporaire afin que ceux qui souhaitent mieux valoriser l’oeuvre puissent se faire connaître.
    Inclues dans les contrats l’une ou l’autre clause optionnelle permettrait peut être de mieux identifier le potentiel des acheteurs initiaux de droits.

    Bonne journée.

    Lucien Véran.

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