Une peine incompressible

7 octobre 2011 par - audiovisuel

 La chronologie des médias est indispensable pour assurer aux films de cinéma la meilleure diffusion possible conforme à l'intérêt général et valoriser  les différentes exploitations.

La chronologie des médias est aussi l'os indigeste sur lequel butent les tentatives des docteurs Mabuse de l'économie numérique qui veulent sous prétexte de partage exproprier un jour pour un euro ,le lendemain pour deux, le droit des auteurs d'autoriser et d'interdire les exploitations.

Mais l'actuelle chronologie des Médias qui ne prévoit aucune dérogation et traite de façon identique Bienvenue chez les Ch'tis , Titanic et un film jeté aux oubliettes après une semaine d'exploitation et ignoré des Télévisions est pour de nombreuses oeuvres cinématographiques une peine incompressible fruit d'inavoués compromis et de l' ignorance de ceux qui pensent que les trains à vapeur faisaient tourner le lait des vaches.

 L'époque des petits arrangements entre amis pourrait être bientôt  révolue car la Commission Européenne dans son livre vert sur la distribution des œuvres audiovisuelles pose quelques questions pertinentes qui à n'en pas douter embarrasseront les tenants de l'omerta.

 La chronologie des médias doit être défendue dans son principe mais le régime actuel est indéfendable au regard du respect de liberté d'expression  et de la règle édictée  par la CJCE qui impose qu'une mesure de restriction à la liberté de circulation même justifiée par un objectif culturel soit proportionnée à son objet.

Il n'est jamais trop tard pour réformer.

Cette réforme est d'autant plus indispensable que le Cinema français n'a nul besoin en ce moment d'être dans la ligne de mire de l'ultra libéralisme bruxellois.

Commentaires (8)

 

  1. yan dit :

    Je ne vois pas trop le lien entre chronologie des médias et une licence globale…

    Les deux pourraient d’ailleurs sans doute se combiner, surtout dans un cadre ou le support physique a bien amorcé son déclin.

    De toutes manières, diffuser à la TV/radio c’est déjà abandonner une partie de ses droits contre redevance!

    • Pascal Rogard dit :

      Ceux qui défendent la licence globale on bien vu ce lien.
      C’est simple su chacun peut diffuser l’œuvre sur Internet le titulaire de droits ne peut plus en maitriser l’exploitation

      • geetoo7 dit :

        De mémoire exploitation = revenu commercial.

        La licence globale ne couvrant que les diffusions non marchandes (j’insiste sur le non marchand) j’ai du mal à qualifier d’exploitation ces dernières.
        Oui sur les serveurs d’annuaires il y a de la pub, il faut bien en financer l’hébergement, la bande passante et la maintenance. Mais si vous observez de près leur fonctionnement ces serveurs n’exploitent pas les œuvres, les logiciels p2p y déclarent _automatiquement_ les fichiers en partage afin d’accélérer leur diffusion, ces œuvres étant découvrables sans le concours des annuaires centraux (voir le concept de recherche de proche en proche). Bien sûr les liens payants, les abonnements pour une meilleure connectivité, bref l’économie du « direct download » ne rentre pas à mon sens dans la définition de l’échange non marchand et est donc soumise aux règles usuelles…
        Bref si on exclut la diffusion p2p non marchande de « l’exploitation » vous pouvez toujours lutter contre les exploitations (marchandes) illicites (liens payants, sites de diffusion offshores, etc…) c’est à dire vous concentrer sur les « marchands » en démobilisant les ressources occupées à la lutte contre les « non marchands » et leurs alliés droitdelhommistes dans mon genre ( et comme ça je peux retourner au cinéma)

        Le même ex-spectateur toujours aussi aigri.

      • Guillaume dit :

        Ce n’est pas parce qu’une licence globale autoriserait une éventuelle libre circulation d’une oeuvre que l’intégralité du public se détournerait des plates-formes de VoD.
        Il est simple de comprendre que pour un utilisateur lambda, il est 1000 fois plus aisé de regarder un film sur sa télévision à partir de sa box ADSL, tout ça à la télécommande et en temps réel, plutôt que de passer du temps à chercher dans les tréfonds du net une hypothétique version de bonne qualité dudit film pour ensuite le transférer sur une clef USB en espérant que le format du film soit lisible…
        Bref…
        Ce qui limite à l’heure actuelle est bien la chronologie des médias et non la « légalisation » du téléchargement.

        Le débat se posait déjà AVANT le retour sur le devant de la scène de cette licence globale. Rien n’a été fait à l’époque non plus… au grand dam du public que nous sommes.

      • yan dit :

        A partir du moment ou la diffusion TV/Radio a été faite une première fois, chacun a pourtant pu légalement enregistrer selon l’exception de copie privée!

        Je persiste à ne pas voir le problème que poserait un partage alors toléré (dès lors qu’il est gratuit) de ce dont tout le monde aurait pourtant alors pu légalement garder copie.

        J’ai en mémoire un service de magnétoscope en ligne (wizzgo) qui a ainsi été tué: Pourtant, ce service était une très bonne idée! La faille avait été que celui qui utilise la copie doit être celui qui la réalise (apparemment, le fait de programmer sa réalisation sur un service externe n’y a pas été assimilé!).

        Bref, quand on voit un tel rejet d’une simple modernisation d’usages courants… comprenez l’incompréhension du public!

        Le corolaire évident étant que si on ne modernise pas la copie privée pour l’adapter aux usages et a la dématérialisation en cours… celle-ci devenue impraticable, les taxes inhérentes seront fatalement remises en cause!

        D’ailleurs, c’est déjà fait pour les professionnels…

        • Pascal Rogard dit :

          Wizzgo ne correspondait pas à la définition de la copie privée telle que régie par la directive européenne. C’est un service qui aurait pu fonctionner mais sous le régime des droits exclusifs.

  2. antonin dit :

    part Itunes, qui n’est pas vraiment faite pour toutes les bourses, je ne vois pas d’autres services de musique ou VOD viable en 2011… Qbuzz ? très très moyens.

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