Les temps modernes

12 septembre 2012 par - audiovisuel

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Il faut toujours différencier les sociétés de droit d'auteur qui regroupent à la fois des personnes physiques et des opérateurs commerciaux et les sociétés d'auteurs composées uniquement de créateurs . Tel est le cas de la SACD qui a su je crois rester fidèle à l'esprit de son fondateur Beaumarchais.

L'avantage de n'avoir que des auteurs autour de la table est que la parole y est plus libre ,parfois indisciplinée mais que les bonnes idées foisonnent.

Une de ces très bonnes idées fut à l'initiative de Christine Miller celle de sortir de la poussière les contrats d'auteurs qui sont déposés pour le versement des droits et d'utiliser cette mine d'informations en faisant un point de la situation des auteurs de cinéma , de films de télévision et d'animation .

Cette année la fiction TV était pour la deuxième fois le sujet d'observation de l'OPCA (observatoire permanent des contrats audiovisuels) ce qui a permis de saisir et de comprendre les évolutions d'un secteur qui semble sortir de la crise, mais dont l'organisation est encore à construire.

Ceux que celà intéresse trouveront une mine de renseignements sur le site de la SACD toujours aussi bien achalandé .

L'enseignement principal de l'étude,désolant pour les créateurs  est que l'industrialisation de la fiction qui n'est pas criticable en elle même, ne s'est pas accompagnée de la mise en place de normes juridiques encadrant les contributions des scénaristes et réalisateurs dont le travail est de plus en plus parcellisé.

 Cette absence de règles obligatoires favorise un système de copyright au rabais et des conditions de travail plus inspirées d'une sorte de modèle chinois que du modèle créatif américain fortement encadré par des normes contraignantes conquises par des luttes syndicales.

Il faut sortir la création de la précarité et du n'importe quoi contractuel.

Une première évolution positive résulte de la démarche du président de France Télévision Rémy Pflimlin de mettre en place une charte du développement rassemblant diffuseur,auteurs et producteurs autour de règles acceptées par tous.

Les négociations réussies entre France Télévisions et les producteurs sur le financement du développement doivent impérativement être rapidement complétées par un accord producteurs/auteurs.

Ce serait le premier acte positif d'une démarche de régulation des pratiques d'écriture  qu'il appartient aussi aux pouvoirs publics d'encourager.

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Commentaires (5)

 

  1. lolo dit :

    Les temps modernes c’est sans doute aussi la condamnation de quelqu’un, dans un tribunal obligé d’appliquer une loi « républicaine », tout en sachant qu’il n’est pas l’auteur véritable de l’infraction!

    En effet sa future-ex-femme, que rien n’obligeait à avouer, est venue apporter cette « preuve canonique du vieux juge »… qui a été obligé de condamner le mari en le sachant innocent!

    Franchement, quelle image! A pousser ce type de concept, les temps modernes se seront étendus à travers une justice mécanique… qui pourrait voir supprimer le juge, après tout: Si c’est pour servir en mode automate des lois iniques.

    A moins que ce « modernisme » ne donne des envies passéistes généralisées. Par exemple un grand retour des guillotines en place publique.

  2. jean dit :

    les prochains seront moins naïfs et n’avoueront pas spontanément et là il sera plus dur d’apporter la preuve du « crime » :d:D:D

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