Développer la fiction française

17 avril 2011 par - audiovisuel, Weblog

Le rapport de Pierre Chevalier, Sylvie Pialat et Franck Philippon sur l'écriture et le développement de la fiction française veut remettre le scénariste au coeur de son  processus de création.

Après avoir pointé quelques maladies bien françaises comme le sous financement du développement, l' interventionnisme excessif des diffuseurs, la sous évaluation du rôle des scénaristes les rapporteurs proposent des solutions qui ont le mérite pour la plupart d'entre elles de reposer sur une meilleure coopération des différents partenaires.

Un des éléments essentiels du rebond de la fiction  française devrait être la charte du développement mise en chantier par France Télévisions qui pourrait décliner quelques uns des principes mis en avant par le rapport.

Coté pouvoirs publics, le CNC pourra y piocher de bonnes idées comme la création au sein du Cosip d'une enveloppe développement.

Les diffuseurs auraient intérêt à suivre ces préceptes car la concurrence accrue liée à l'implantation nationale de la TNT et surtout la puissance des opérateurs américains qui bénéficieront de l'essor de la télévision connectée renforcent la nécessité d'une fiction française attractive et de qualité comme élément incomparable de distinction et de fidélisation de l'audience.

Reste à espérer que ces nombreuses propositions  ne resteront pas lettres mortes et ne finiront pas sur les étagères déjà bien remplies du ministère de la culture.

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Commentaires (8)

 

  1. Lucien Véran dit :

    Fluidité.

    Un point délicat du rapport Chevalier est l’encouragement clair à créer des « teams » de scénaristes et à faciliter la « fluidité des droits » ce qui en clair semble vouloir dire l’abandon du principe de l’auteur unique et la possibilité pour les producteurs de faire travailler certains à partir des idées des autres.

    Quid de la position de la SACD en la matière ?

    Bonne journée.

    Lucien Véran.

    • Pascal Rogard dit :

      Dès lors que les droits des auteurs sont respectés,nous n’avons pas d’objections à formuler à l’égard de méthodes de travail qui ont fait le succès de certaines séries .

      • Marion Ciblat dit :

        Très bonne initiative ! Mais il ne faut pas oublier aussi, qu’aux Etats-Unis, maître étalon dans le domaine de l’originalité scénaristique télévisuelle, les séries que nous chérissons, se sont développées sur des chaînes privées, légion là bas, et payantes. La liberté de ton y est donc chérie et encouragée, l’audimat n’étant pas la seule condition requise pour faire exister, vivre et prospérer une série ou un téléfilm. Même s’il est appréciable de voir notre statut enfin reconnu, nos idées enfin respectées, payées à leur juste valeur, tant que la publicité dictera sa « politique » aux productions, tant que les chaînes seront asservies à ce type de financement, je crains que rien ne bouge vraiment… Cela vaut aussi, hélas pour le cinéma, car chaque projet est soumis aux lois du petit écran, un sujet trop audacieux pour le prime time, seconde vie du grand écran, n’a guère de chance de voir le jour ou avec un budget largement revu à la baisse.
        Il serait bien aussi, d’encourager les chaînes à engager des auteurs pour lire les scénarios, il est parfois usant de devoir expliquer à des gens bourrés de diplômes mais sans aucune notion de l’écriture télévisuelle ou cinématographique, ce que l’on a voulu dire et pourquoi on l’a dit de cette façon…

        • Pascal Rogard dit :

          Juste une remarque. Le principal financier de la fiction française est le service public qui depuis la dernière réforme ne dépend plus aux heures de forte écoute de la ressource publicitaire. Mais il est vrai qu’un marketing assez enfantin dicte encore les choix des responsables.

    • Pascal Rogard dit :

      Pas de problème nous gérons très bien ce type de fonctionnement comme « pour plus belle la vie » et nous sommes actuellement en discussion avec les producteurs pour élaborer des règles acceptables par tous

  2. adele t dit :

    Bonjour,
    Moi qui suis encore un peu débutante dans le métier, j’ai trouvé que ce Rapport dresse un constat pertinent et propose beaucoup de choses intéressantes.

    J’ai l’impression que c’est une opportunité pour réaffirmer la place « quintessentielle » des scénaristes dans la fiction, un tremplin pour repartir du bon pied dans l’écriture et le développement d’une fiction modernisée !

    La SACD va évidemment décupler d’efforts pour éviter, comme vous le dites si justement, que ces propositions « ne restent pas lettres mortes ».
    Comment pensez-vous soutenir concrètement le rapport ? Allez vous en parler avec les producteurs ? Les diffuseurs ? Le gouvernement ?

  3. Adèle Thoyon dit :

    Bonjour,
    Moi qui suis encore un peu débutante dans le métier, j’ai trouvé que ce Rapport dresse un constat pertinent et propose beaucoup de choses intéressantes.

    J’ai l’impression que c’est une opportunité pour réaffirmer la place « quintessentielle » des scénaristes dans la fiction, un tremplin pour repartir du bon pied dans l’écriture et le développement d’une fiction modernisée !

    La SACD va évidemment décupler d’efforts pour éviter, comme vous le dites si justement, que ces propositions « ne restent pas lettres mortes ».
    Comment pensez-vous soutenir concrètement le rapport ? Allez vous en parler avec les producteurs ? Les diffuseurs ? Le gouvernement ?

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