Pas de liberté pour les ennemis de la liberté

17 mars 2009 par - audiovisuel, économie numérique

La célèbre phrase de Louis Antoine Léon de Saint Just "pas de liberté pour les ennemis de la liberté " semble être le slogan des adversaires de la loi création et Internet qui ont piraté le site "j'aime les artistes" espace d'expression des créateurs initié par le ministère de la culture pour donner la parole à ceux d'entre eux qui veulent défendre leur droit de propriété intellectuelle.

Ceux qui dénoncent une loi dite "liberticide" , montrent ainsi qu'ils n'ont aucun respect pour la liberté d'expression des auteurs qui refusent l'idée d'un monde gouverné par les seules technologies.

Quant à ceux  qui prétendent que la contrefaçon numérique n'a aucun effet sur les recettes d'exploitation des films et oeuvres audiovisuelles, ils doivent s'imprégner des dernières statistiques publiées par le CNC qui font état un nouveau recul des ventes et locations  de DVD avec une perte de  valeur de 30% depuis 2004.

Bonne nouvelle par contre  pour la vidéo à la demande dont le marché reste émergent mais se développe fortement avec une offre qui a progressé  de 50%.

Voir des films de qualité grâce à Internet, en respectant le droit d'auteur, c'est possible et de plus en plus facile.

Continuez votre lecture avec



Articles similaires


Commentaires (187)

 

  1. lolotux dit :

    @Alb
     »
    -“Voir des films de qualité grace à Internet, en respectant le droit d’auteur, c’est possible et de plus en plus facile.”
    Des films de qualité? Sur Internet? Donnez-moi vos sources! Vite! 😀 »

    Tout à fait !

    M Pascal Rogard,

    Pourquoi, tant de réactions… En effet le Français, n’est pas très respectueux des lois qui d’avance le criminalisent ! Le Français ai-je dit ?
    Le Noveau-Zélandais, l’Anglais, l’Irelandais, le….

    Plutôt que de prétendre que ces gens se soient rendu « qui ont piraté le site “j’aime les artistes” espace d’expression des créateurs » montre à quel point vous êtes vous même enclain à ne pas respecter un certains nombre de droits !
    La présomption d’innocence !
    Avant de les déclarer coupables, il y aura enquête !

    Ensuite et enfin, étant donner que votre projet de loi se base sur l’identification d’un internaute par l’IP, pourquoi ne pas les identifier avec celles-ci et sans enquête !
    Les autorités judiciaires vous rigoleraient au nez !

    Que l’IP soit un point de départ pour une identification, certes, la seule NON !

    De plus, le fait d’ouvrir, toutes les vidéos d’un site, plusieurs fois, constitue t’il une infraction manifeste de visite ?

    A vous d’avoir l’honêteté intellectuelle de reconnaitre que la baisse des ventes de CD n’est pas liée au téléchargement !
    De plus et comme le fait remarquer « Alb » on ne peut pas avoir de film par internet en téléchargement de façon légale…
    Au mieux on à de la VOD, plein de DRM (MTP) qui empêche de la lire si vous n’avez pas dépensé votre argent avec Windows ou Mac !

    Quand à la musique, cela fait pas deux semaine que avec mon Linux, je peux enfin écouter les morceaux pour choisir !
    Virgin, toujours pareil, Universal pareil…. Une offre , oui ! Une fausse !
    Comme proposer un 2Ch à 20 000€ ! et sans moteur !

    Que dire aussi des propos de M DJ Cut Killer, dont son entretient figurait sur jaimelesartistes… Voir le site numérama !

    Que dire aussi des propos de Mme Albanel ou son cabinet, sur 5 gus dans un garage ! Y incluait elle UFC que choisir, April, ARCEP, FRnoG, SVM, Numérama, les 10000 pétitionnaires contre HADOPI, etc…
    Je me suis amusé à compté, cela représente environ 200 000 signatures contre !
    Même M Gilbert Montagné (au gouvernement) c’est exprimé dessus en juin-juillet 2008 , Cerrone aussi a fustigé le monopole des major, en expliquant qu’il n’avait jamais gagné autant d’argent depuis internet, et qu’il mettait ses derniers disques en libre accès…

    Vous prétendez qu’aucune étude ne montre ce que tous disons !
    Alors cherchez « Patrick Waelbroeck » travaillant à l’ENST Paris…
    Au hasard de ses propos « La seule leçon retenue des USA est que l’essentiel des coût est ici supporté par l’état et les consommateurs, et non par l’industrie, ils ne dépenseront pas des fortunes en procès, ils ont réduit leurs coût au mieux, mais en dehors de cela, aucune leçon n’a été tiré de l’échec américain de la lutte contre le piratage. »
    De plus, si ce monsieur ne vous convainc pas, vous aurez à loisir de lire les études Canadiennes, Suédoises, Norvégiennes, Espagnoles, Irlandaises……

    Bonnes recherches et bonnes lectures,

  2. Fabrice dit :

    Monsieur,

    quant à la mésaventure qui est arrivée au site « jaimelesartistes », à supposer qu’il s’agisse de ce qu’on appelle communément un DoS ou un DDoS, il faut plus la voir comme une « manifestation virtuelle », que comme une attaque destructive.

    Ce type « d’attaque » a un caractère temporaire, et ne provoque rien d’autre qu’une inaccessibilité du site visé (avec éventuellement quelques « dommages collatéraux » suivant la configuration de l’hébergement). Phénomène désagréable, certes, mais relativement inoffensif.

    J’aimerais d’autre part souligner que les propos de madame la Ministre, je cite : « Mais ils peuvent toujours attaquer, le site est super blindé », en ces circonstances, c’est un peu agiter un chiffon rouge devant un taureau déjà furieux ; il ne faut pas s’étonner de la réaction.

    Je ne suis pas adepte du « tout-gratuit », je suis tout à fait pour une meilleure rémunération des auteurs, je suis bien conscient que la contrefaçon « d’oeuvres culturelles » n’a pas favorisé la mutation (tardive) du secteur, qui par peur fait appel à toutes les bonnes volontés pour retarder son inévitable évolution.

    Mais les choix opérés par les industries du secteur et les lois (DADVSI, création et internet) décidées suite a leur panique, ne vont, malheureusement pour eux, pas arranger les choses bien au contraire.

    Je n’espère pas vous convaincre de l’inutilité des mesures en passe d’être adoptées, le temps le fera bien mieux que moi.

    Cordialement.

  3. Un opposant a la loi dit :

    Bonjour,

    Je vous félicite tout d’abord de laisser les internautes commenter vos articles, vous faites ainsi preuve d’ouverture d’esprit et de volonté de dialogue, ce qui n’est pas forcément la norme dans ce genre de situation

    Je tiens juste à souligner que cette loi ne satisfait personne, excepté les producteurs essayant de se rassurer comme ils le peuvent. Cette loi brade nos droits en confiant à une autorité adminstrative la possibilité de sanctions graves sans aucun contrôle judiciaire, et c’est principalement le problème de cette loi.

    De plus, cette autorité instaurera une vrai « mitraillette a sanctions », avec une décision toute les 25 secondes, qui ne laissera guère de place au contradictoire, pourtant nécessaire pour la défense de nos droits.

    Concernant les chiffres de ventes de CD et de DVD, ainsi que la location de DVD, il est en effet normal qu’ils baissent, étant donné que ce ne sont plus les sources uniques pour bénéficier de ce type de produit. En effet je ne loue plus de DVD, mais j’utilise la VOD de ma box occasionnelement (1 ou 2 films en VOD par mois, donc entre 6 et 8 euros). Je ne loue donc plus de films en DVD. Concernant la musique je n’en écoute pas, et donc je n’en achète pas. Jusqu’a preuve du contraire on peut tres bien vivre sans musique.

    De plus les offres légales doivent encore s’améliorer. Etant sous Linux, aucune offre de VOD sur internet n’est utilisable pour moi, a mon grand regret d’ailleurs, et en plus les tarifs sont souvent élevés (5 euros la location VOD). Pourtant je serais largement près a payer, même ces tarifs, notamment pour en profiter lorsque je ne suis pas a portée de ma télévision, mais tout est fait pour m’en empecher via les DRM à cause de la paranoia des ayants droits.

    Concurrencer le P2P est facile, il souffre de nombreux défauts. Certes, il est gratuit, mais il est peu pratique à utiliser, et peu s’avérer peu fiable et aléatoire en qualité. Vous avez tout a gagner a offrir de meilleurs outils pour le concurrencer.

    Espérant que mon message retienne votre attention et puisse ainsi vous fournir un autre point de vue que le votre

    Cordialement

  4. Bonjour,
    Avant même de partir dans un quelconque délire paranoïaque, il me semble important de remettre un élément dans son contexte : dire à une communauté de passionnés : « J’ai un site blindé, je ne crains rien », c’est les inviter à le vérifier ! Ils ont vérifiés, Christine Albanel avait tort ! Ca ne va pas plus loin que ça ! Mme Albanel a tout simplement oublié qui sont les personnes à la base d’Internet : 5 gusses dans un garages ! qui s’amuseront beaucoup plus à résoudre des casse-têtes en écoutant de la musique libre qu’à bourrer un ipod de MP3 frelatés. Réaction de gosse ou d’autiste si vous voulez, le résultat est le même ! Mme Albanel a encore raconté un mensonge de plus dans l’hémicycle. L’hébergeur même du site jaime(pastantqueça)lesartistes l’a lui même confessé à la presse, qu’après avoir entendu les propos de Mme Albanel, il savait déjà que la nuit allait être mouvementée… Considérez donc la mise hors circuit du site comme un droit de réponse !

    Vous nous écrivites : « Le débat sur les chiffres me parait plus intéressant et je crois que le lien entre la baisse de valeur du marché du DVD et la contrefaçon numérique ne peut être nié car aucun autre facteur ne peut l’expliquer; » Si aucun facteur ne peut expliquer la baisse, pourquoi l’expliquer alors par le piratage ? Vous expliquez vous-même que le piratage n’est qu’un bouc émissaire pour une industrie qui ne comprend pas ce qui lui arrive.

    Quant à l’avenir de cette loi, il sera le même que la DADVSI… Le placard, car encore une fois, vous luttez contre une technologie au lieu de lutter contre un usage ! La technologie évoluera beaucoup plus vite que l’appareil législatif, vous n’êtes pas sans le savoir, sinon, nous ne serions pas là pour tenter de trouver une solution pour rémunérer mieux les ayants droits, mais surtout les artistes.

    Cordialement.

  5. metalneverdie dit :

    Monsieur le nanti, bonjour
    VIVE LA COUR DE JUSTICE EUROPEENNE.
    Je me frotte déjà les mains.

  6. cycle de vie produit dit :

    « Le débat sur les chiffres me parait plus intéressant et je crois que le lien entre la baisse de valeur du marché du DVD et la contrefaçon numérique ne peut être nié car aucun autre facteur ne peut l’expliquer; »

    Etrange façon de maintenir le débat : le débat est clos, le lien ne peut être nié, point final.

    Sauf que. Sauf que tous ceux qui se sont penché sérieusement sur le sujet, par sérieux j’entends indépendant des pressions des industriels *et* des internautes, eux n’ont pas trouvé ce lien soit-disant si indiscutable. Au contraire. Faudrait-il encore que vous acceptiez d’écouter de manière non partisane d’autres voix que celles qui vous murmurent dans l’oreille.

  7. Pascal Rogard dit :

    Je rappelle à tous les internautes qui commentent que je m’occupe de cinéma d’oeuvres audiovisuelles et de spectacle vivant, mais pas de musique enregistrée.
    Pour répondre à une intervention sur les propositions parlementaires, je veux simplement souligner que les parlementaires socialistes eux mêmes ont honnêtement indiqué que leur proposition de contribution créative concernait la musique mais qu’ils n’avaient pas de solution économique viable à proposer pouvant se substituer au modèle économique actuel de financement et donc de création des oeuvres audiovisuelles et cinématographiques qui repose sur des cessions de droits exclusifs.
    Les chiffres citées sur le développement de l’offre légale sont ceux du CNC qui a mis en place un observatoire de cette question et ils sont incontestables.
    J’estime pour ma part que l’offre légale dès lors que ses tarifs sont raisonnables et que la disponibilité et la diversité des oeuvres est assurée est la meilleure réponse à la contrefaçon numérique car outre l’atteinte aux droits économiques des créateurs les oeuvres contrefaites sont souvent d’une qualité médiocre et ne respectent pas le droit moral des auteurs . Celui ci est aussi une protection pour le public qui est assuré de visionner le film dans la version que ses créateurs ont validée.

  8. Nié l'évidence dit :

    Ce qui ne peut être *véritablement* nié :

    1) le CD est un produit qui date du milieu des années 80.
    2) 25 ans après :

    Son ratio capacité / poids et volume est complètement dépassé. Une cédéthèque de mille CDs occupant une bibliothèque entière tient dans un disque dur de portable de 100 grammes. Qu’est-ce qui est plus facile à transporter avec soi dans la vie ultra-mobile des gens aujourd’hui ?

    La qualité sonore n’a pas changé en 25 ans (44,1 kHz, 16bits, 2 canaux), alors que par ailleurs les technique de compression ont permis de passer aujourd’hui à du multicanal 96kHz, 24 bits en prenant moins de place.

    Sa résistance à l’usure est d’autant plus mauvaise qu’il faut sans cesse changer de disque dès lors que l’on souhaite écouter plus d’une heure de musique. La résistance d’un disque dur, d’une mémoire flash est incomparablement meilleure.

    Son usage en mobilité est contraignante, outre le volume, sa lecture nécessite à la fois de la mécanique (rotation) sensible aux chocs et de la puissance (laser), là où les technologies de maintenant n’ont pas ces problèmes du tout.

    Son prix, malgré sa perte de compétitivité technique *et* fonctionnelle, n’a pratiquement jamais baissé.

    Enfin, tout produit à un cycle de vie. Il revient à celui qui le produit de préparer ce qui le remplacera, soit en s’adaptant à la nouvelle demande des clients soit en l’inventant, et cette préparation doit démarrer *avant* la chute des ventes du produit en fin de vie.

    3) Les consommateurs ont clairement signifiés au début du millénaire leur désir de pouvoir écouter la musique sur d’autre support que le CD, leur baladeur, leur ordinateur multimédia, leur téléphone portable, et la réaction de l’industrie musicale a été de les en empêcher (DRM, rootkit) à tout prix et de les traiter de voleurs, ces clients qui achetaient pourtant encore des CDs.

    4) Contrairement aux années 80 et 90, les consommateurs en 2009 consacrent de plus en plus de temps et de budget à des nouvelles activités de loisirs qui rentre en concurrence frontale avec la musique : le jeu vidéo et, tout simplement, surfer sur le net (poster un commentaire ici y compris). Une journée de faisant toujours que 24h, ces nouvelles activités très chronophages et le pouvoir d’achat étant ce qu’il est, la vente de musique subit tout logiquement la concurrence d’autres secteurs du loisir. Le jeu vidéo et les fournisseurs d’accès Internet affichent des très bons résultats et ce n’est pas un hasard.

    L’industrie musicale vend de la musique, pas des disques, qui n’est qu’un support technologique. La fin de tout produit technologique est inévitable, c’est dans la nature même du progrès technologique, tout comme un jour le format MP3 sera obsolète et la musique dématérialisée passera à une autre technologie. La chute des ventes d’un produit technologique support de musique ne signifie pas que la musique ne se vend plus du tout, mais que le support n’est plus adapté à la demande.

    Et, malheureusement, trop occupé à faire la guerre à ses clients, l’industrie musicale a mis presque 10 ans pour proposer, et encore c’est très timide, cela manque d’audace commerciale, une offre légale de téléchargement véritablement interopérable.
    Le simple fait que l’abandon des DRMs soit plus dû à la pression d’Apple qu’à une décision spontanée des majors en dit long sur leur frilosité sur un marché qu’ils ne maitrisent d’autant pas bien qu’ils ont tout fait pour retarder leur évolution de marché.

    Mais c’est tellement plus facile de désigner un coupable responsable de tout vos problèmes plutôt que de regarder son propre aveuglement face à l’obligation de changer son modèle économique.

  9. Pascal Rogard dit :

    Il y a un lien entre la baisse du marché des DVD et la contrefaçon numérique ne serait ce que parce que la contrefaçon abaisse le consentement à payer. Estimer quantitativement ses effets est une autre question à laquelle je n’ai pas de réponse.

  10. Silwo dit :

    Bonjour,

    Ce qui me révolte ce n’est pas tant la lutte contre le piratage que les moyens envisagés pour l’endiguer.

    Une simple recherche google suffit pour se procurer les moyens de craquer un réseau Wifi. De la même manière qu’un antivirus présent sur un ordinateur ne garantit pas une invulnérabilité totale, la fait d’installer un logiciel de sécurisation ne garantit en rien une inviolabilité de votre réseau informatique privé. Vouloir prétendre le contraire serait une aberration sans nom, or la loi dite HADOPI que vous soutenez a comme précepte fondamental que l’adresse IP d’un ordinateur suffit comme élément de preuve et déclenche une sanction automatisée sans présence d’une quelconque autorité judiciaire qui en garantirait l’impartialité et en régulerait les excès.

    Une loi qui risquerait de sanctionner un bon nombre d’innocents n’est pas à mon sens une loi démocratique digne d’être adoptée. C’est totalement contraire aux principes fondateurs de notre pays.

    Où est la liberté, alors que l’on tente de contrôler l’un des derniers espace de liberté des citoyens ? Où est l’égalité, alors que certains par leur bagage technique pourront passer au travers des mailles du filet ? Où est la fraternité, alors que le gouvernement monte les principaux acteurs de ce projet les uns contre les autres ?

    Cordialement,
    Silwo
    JC Outrequin

  11. Pascal Rogard dit :

    Avant toute sanction ,il y a au minimum 3 avertissements sans frais. Et donc statistiquement l’innocent devrait être un très gros téléchargeur.
    Ou est la liberté? mais de quelle liberté s’agit il ? celle de violer impunément la législation en vigueur?

  12. Jaimelesartistesmaispaslastarac dit :

    Pascal Rogard a dit :

    « Il y a un lien entre la baisse du marché des DVD et la contrefaçon numérique ne serait ce que parce que la contrefaçon abaisse le consentement à payer. Estimer quantitativement ses effets est une autre question à laquelle je n’ai pas de réponse. »

    On est donc d’accord, quand le gouvernement nous rabâche les oreilles à longueur de temps que la chute de 50% des ventes de support physique est dû exclusivement au téléchargement illégal alors qu’il n’y a aucun moyen d’estimer sa part de responsabilité, c’est un raccourci qui n’a pas lieu d’être ! (concernant l’orthographe, vous avez pourtant de la chance, les commentaires sont bien mieux rédigés que sur certains blogs… )

  13. Soulbloub dit :

    Bonjour,

    Tout d’abord une petite mise au point pour les néophytes : le site jaimelesartistes.fr n’a été ni piraté, ni hacké. Il a été la cible d’une attaque de type DDoS (Distributed Denial of Service) qui consiste à envoyer au serveur hébergeant le site un grand nombre de requêtes afin de le saturer et faire en sorte qu’il ne « réponde plus ». Cela n’a rien à voir avec du piratage ou du hacking, car il n’y a eu a priori aucune intrusion sur le serveur, ni aucune perte ou altération des donées du site. Au mieux on peut éventuellement comparer cela à du spam…

    Cette précision étant faite, je ne cautionne aucunement ces agissements. Il n’est pas normal, que dans une démocratie, un groupe de personnes se permette d’en museler un autre, quelles que soient les divergences d’opinion.

    Néanmoins, je comprends la réaction des personnes qui ont lancé ces attaques. Quand on voit que le site jaimelesartistes.fr ne laisse la parole qu’aux défenseurs de la loi Hadopi, sans laisser aucune possibilité d’expression aux citoyens ayant un avis opposé, et lorsque l’on écoute les diverses provocations lancées ces derniers jours par Mme la Ministre de la Culture (ou peut être devrait-on dire « Ministre des lobbies de l’industrie culturelle » ?) à l’encontre des internautes, la réaction, certes disproportionnée, me paraît tout a fait logique. Quand on agite un chiffon rouge devant un taureau, il ne faut pas se plaindre de se faire charger…

    J’aimerais maintenant, Monsieur Rogard, revenir sur différents points de votre article et de vos commentaires.

    « Ceux qui dénoncent une loi dite “liberticide” , montrent ainsi qu’ils n’ont aucun respect pour la liberté d’expression des auteurs »
    Vous commettez l’erreur de faire l’amalgame entre les auteurs de ces attaques et les opposants à la loi Hadopi. De plus cette loi EST liberticide. Comment pourrait-on qualifier autrement une loi qui sanctionne les internautes sans preuve tangible, sur la seule base de relevés d’IP dont on sait qu’ils ne sont pas fiables et qui ne permettent aucunement d’identifier l’auteur de l’infraction puisque celui-ci a très bien pu falsifier son adresse IP ou pirater la connexion de son voisin ? Comment pourrait-on qualifier autrement, une loi qui renverse la charge de la preuve, obligeant l’internaute à subir la sanction de plein fouet tant qu’il n’a pas prouvé sa bonne foi, alors même qu’il n’a que très peu de moyens d’y parvenir ? Comment pourrait-on qualifier autrement une loi qui oblige Monsieur-tout-le-monde à garantir à 100% la sécurité de sa connexion alors qu’aucune entreprise, ni aucun organisme d’Etat n’est aujourd’hui en mesure de le faire ? Et enfin, comment qualifier autrement une loi qui sanctionne toute une famille pour un délit commis par un seul de ses membres ?

    « qui refusent l’idée d’un monde gouverné par les seules technologies. »
    Ne vous en déplaise, nous vivons déjà dans ce monde, et depuis longtemps ! L’évolution technologique ne date pas d’hier et jusqu’ici, la société et l’industrie ont su s’adapter au changement et en tirer profit. Alors, pourquoi ne pas suivre le même chemin cette fois ? Pourquoi ne pas essayer de trouver de nouveaux modèles économiques qui puissent profiter à l’industrie, aux consommateurs et surtout, aux artistes ? Pourquoi continuer dans la voie d’une guerre sans fin contre les consommateurs, qui est par définition vouée à l’échec ? Pourquoi vouloir à tout prix, depuis maintenant une dizaine d’années, criminaliser une très large partie de la population au lieu d’essayer de trouver un terrain d’entente et de proposer une offre légale véritablement attractive ? Croire que mettre la grande majorité des internautes hors-la-loi permettra de faire remonter le chiffre d’affaires est une bien grande illusion.

    « Quant à ceux qui prétendent que la contrefaçon numérique n’a aucun effet sur les recettes d’exploitation des films et oeuvres audiovisuelles, ils doivent s’imprégner des dernières statistiques publiées par le CNC qui font état un nouveau recul des ventes et locations de DVD avec une perte de valeur de 30% depuis 2004. »
    Cela a déjà été evoqué dans d’autres commentaires mais, encore une fois, aucune étude scientifique n’a jamais prouvé que la baisse des ventes des produits culturels sur support physique n’était liée qu’au piratage. Certes ce serait certainement faire preuve de mauvaise foi que de dire que le piratage n’a aucun impact. Mais il est également faux de prétendre que sans le piratage, ce marché se porterait bien. Il y a bien d’autres facteurs en jeu. Pour n’en citer que quelques-uns, je dirai tout d’abord qu’il est bien moins attractif à l’heure actuelle de posséder un bien culturel sous une forme matérialisée que sous sa forme purement numérique. Votre remarque sur la hausse des ventes de VOD le prouve d’ailleurs.
    Ensuite, l’acharnement des majors à vouloir à tout prix protéger leurs produits contre le piratage a encore fait baisser la valeur de ceux-ci. Les DRM sont en effet à mon sens une des plus grandes abérrations commerciales jamais produites à ce jour. Quand on propose aux consommateurs des produits dont il ne peut user à sa guise (comme par exemple un grande nombre de CD illisibles par une platine de salon classique) et dont il n’acquiert pas véritablement la propriété (limitation du nombre de copies, ce qui revient à ne vendre qu’un usufruit limité et non un bien à part entière) alors même que celui-ci paye sur de nombreux produits technologiques une taxe pour avoir justement le droit de l’utiliser comme il l’entend, dans un cadre strictement privé, il ne faut pas s’étonner de voir s’effondrer les ventes de ces sous-produits et les consommateurs se tourner vers l’offre illégale, bien plus attractive de par sa gratuité mais aussi et surtout de par sa qualité.
    Enfin, il ne faut pas oublier le grand vide de l’offre légale en ligne qui ne permet d’accéder qu’à un catalogue très limité dans des conditions souvent peu intéressantes. A cause notamment des DRM dont je viens de parler mais également du manque de qualité (pourquoi acheter des mp3 en 128 kbps quand on peut en trouver de meilleure qualité ailleurs ?) et enfin du prix prohibitif (vendre un album en mp3 au même prix qu’un CD ne peut pas être justifié alors que les coûts de production sont très nettement inférieurs).

    « Le débat sur les chiffres me parait plus intéressant et je crois que le lien entre la baisse de valeur du marché du DVD et la contrefaçon numérique ne peut être nié car aucun autre facteur ne peut l’expliquer »
    Je viens pourtant d’en citer quelques-uns. J’ajouterai que même si c’était le cas, cela ne constitue aucunement un raisonnement logique valable.
    De plus, comme tous les défenseurs de cette loi absurde, vous semblez oublier que la diffusion gratuite des oeuvres a également un effet positif sur le commerce puisqu’elle permet de les faire connaître au plus grand nombre et ainsi d’engendrer des ventes qui n’aurait peut être pas eu lieu autrement.
    Tout comme il est faux de dire que chaque téléchargement illégal est une vente perdue (dans le sens ou la personne aurait forcément acheté le bien culturel si elle n’avait pas pu le télécharger), il est totalement erroné de croire que le téléchargeur n’achètera pas ledit bien culturel après l’avoir consommé illégalement. J’en veux pour preuve le formidable succès du film « Bienvenue chez les Ch’tis » qui a pulvérisé les records d’entrées en salle de cinéma, de ventes de DVD et… de nombre de téléchargements illégaux pour un film français.

  14. Silwo dit :

    Rebonsoir,

    Vraiment désolé de vous contredire mais si je casse la cle WEP du réseau Wifi de mon voisin, et que je télécharge en masse en P2P (alors que c’est déjà une solution « has been » comme précédemment dit) c’est lui qui paieras les pots cassés si je ne m’abuse ? C’est lui qui recevra les avertissements ? C’est lui qui devra prouver son innocence ? C’est sa connexion internet qui sera coupée ?

    Cordialement,
    JCO

  15. Sioowan dit :

    Si vous n’êtes qu’attrister par des fautes d’orthographes, j’aimerais vivre dans votre monde. Ce qui est important il me semble se sont les idées véhiculées par les dites phrases et non la manière dont elles sont écrites. Ne franchissez pas la porte des lycées et collèges, vous risqueriez de tomber de haut.
    Ce serait presque insultant envers une personne ne sachant pas du tout s’exprimer et venant ici y déposer sa crainte au sujet de la loi.

    Bon, mais revenons sur le sujet.

    Bonjour,

    Ce qui est dérangeant c’est la façon dont est présentée cette loi.

    Hadopi, est une loi si peu médiatisée au près du grand publique sauf à grand renforts de pub ou reportage montrant :
    -« Les jeux violent sont dangereux »
    -« Internet un endroit remplit de pervers lubrique »
    -« Internet vole les gentils auteurs qui font de la jolie culture »
    -« Internet est là pour vous arnaquer »

    Je grossis le trait, mais pas énormément au vu du récent message télévisuel sur les dangers d’Internet. Messages tombant au bon moment bien sûr.

    D’ailleurs ceux qui ne sont pas de l’avis du gouvernement au sujet de cette loi, sont relayés dans la presse d’une manière peu flatteuse et dédaigneuse.
    Je prendrais pour exemple Mme Albanel, qui décrit une association prônant la licence globale comme « cinq gus dans un garage », suite à l’envoie de mails explicatif aux députés sur les dangers de cette loi.

    Chacune de ses interventions n’ont de cesse de démontrer sa très grande méconnaissance d’Internet et de l’informatique en général. Et au sujet des « cinq gus dans un garage », elle doit surement ignorer que les plus grandes entreprises mondiales d’informatique sont nées justement dans des garages. Apple pour ne pas les citer dont les tout premiers modèle étaient en bois, et Cisco né dans un petit pavillon de San Francisco.

    Comment peut on traiter d’un sujet de loi traitant d’Internet, sans connaître Internet et son fonctionnement.

    Alors, je ne dis pas qu’il ne faille pas protéger les artistes. Mais ne vaut-il pas mieux repenser l’économie de ce secteur? Malheureusement les dernières assertions de Mme Albanel donne une impression d’une surveillance accrue des faits et gestes de chaque citoyens que de penser à une refonte économique.

    – La liste blanche des sites Wifi.
    Elle désirait que tout les spots wifi public soit assortis d’une liste blanche contenant des sites de confiances. Qui aurait choisi les sites? quel types de site autorisés? Heureusement que ce n’est pas passé.

    – Une surveillance du trafic web par les FAI via un organisme privé afin de détecter tous téléchargement illégaux avec pour seule preuve l’adresse IP du contrevenant. D’ailleurs, j’envoie ce message de la ligne internet d’amis. Donc l’IP seul ne vous donnera pas mon identité.

    Un spot wifi est très vite attaquable de l’extérieur, je vous invite à faire vos propres recherche par le net et lire les nombreux tutoriaux que l’on peut trouver à ce sujet. il existe également certains programmes qui modifient l’IP en prenant celle d’un autre afin de couvrir les nouvelles méthodes des pirates.
    Personne n’est à l’abris d’une erreur si seul l’IP est pris en compte.

    De plus avec l’obligation de protéger sa ligne wifi, on se retrouve inondé de wifi dans les grandes villes, pour pas grand chose au final. Ce qui fait que les téléphones portables vendu avec wifi ne peuvent plus se connecter librement et gratuitement au web. Mais là on doit rien dire bien sur, on achète une techno qui devient inutile.
    Donc autant que les FAI désactivent le wifi. Comme ça on en parle plus.

  16. jemery dit :

    question comment la SACD est financée ????
    par qui par les auteurs eux même … waouh ..que vous défendiez le droit d’auteur tout a fait ..mais comment pouvez vous avec cette loi défendre les producteurs qui touche sur votre dos la major partie des gains ???????
    et sinon question comment vous faite pour redistribuer ? car c’est un des arguments que de dire c’est impossible de gerer une licence globale …??? comment vous faite pour la repartition puisse que vous centralisez … mdr !!!argument qui tient pas ..sinon quand entre 2000 et 2009 combien la pouvoir d achat a augmenter ? par rapport au cout de la vie ? et en parlant que des couts fixes nourriture loyers voitures essences … . ? donc moins de sous pour les dépenses de plaisirs !!!
    et franchement mettre sur le meme plan l’abonnement à internet et téléphone avec un dvd …euh …juste un DVD 25euros allez combien de temps 1h30 de film 1h de bonus … un téléphone 25 euros a on peut l utiliser pendant 1 mois et de même 30 euros pour internet qui juste ne sert pas qu’a telecharger illégalement ..(regarder les statistique d’utilisation …) !!!!!!
    donc votre pseudo argument ne tient pas !!!!
    point barre
    nous on veut que les artistes soient rémunérer !!! mais financer des majors !!! qui produisent des banalité a la chaine qui empêche l’émergence d offre légal immatériel intéressante !:! non !!!!!!!!!! on veut pas !!!

  17. neth dit :

    « Il y a un lien entre la baisse du marché des DVD et la contrefaçon numérique ne serait ce que parce que la contrefaçon abaisse le consentement à payer. »

    C’est la manière rationnel de considérer le problème, néanmoins en ce qui concerne les productions audiovisuel l’acte d’achat n’est plus rationnel, mais affectif.

    Me concernant, avant d’avoir accès au p2p je n’achetais que très peu d’œuvres musicales et cinématographiques. Ce nouveau moyen de diffusion des œuvres a en revanche décuplé mes actes d’achats, dès lors qu’à travers eux j’ai pu me constituer un panorama culturel très large. Ainsi il m’arrive désormais régulièrement d’acheter des films pour me constituer une petite collection « d’incontournables » que je n’aurai jamais eu l’occasion (ni l’envie) de regarder avant l’apparition du p2p.

    Je crois fermement qu’il est bénéfique pour la culture d’avoir des échanges libres, je conçois en revanche avec vous qu’il puisse être néfaste pour l’industrie du divertissement, car la gratuité tend à affermir le gout et l’amour pour la culture et l’art.

  18. Mathieu dit :

    @Pascal Rogard : « Avant toute sanction, il y a au minimum 3 avertissements sans frais »

    Je tiens à rappeler que le projet de loi ne se substitue pas à la législation en vigueur mais ne fait que s’y ajouter donc il peut y avoir des sanctions dès que le manquement est constaté. Dire qu’il n’y a pas de sanction comme le fait volontiers monsieur Olivennes, ca n’est que faire un peu de comm’ pour mieux faire passer la pilule.

  19. check_ca dit :

    Monsieur Rogard,

    Si par malchance, une erreur humaine mène à ce que je sois accusé à tort de téléchargement illégal d’oeuvres artistiques. Comment pourrais-je prouver mon innocence sachant que le mouchard d’Etat qu’on veut m’imposer sur mon ordinateur ne surveillera pas mon réseau 24/24h et que mon disque dur vide de tout contenu illégal ne prouvera absolument rien aux yeux d’un juge ?
    Est-il envisagé, dans ce cas, que tous mes téléchargements légaux soient enregistrés par mon FAI 24/24h et 7/7j ?

    Cordialement.

  20. Fabrice dit :

    Monsieur Rogard,

    je me permets de vous rappeler que la loi ne vise pas le « téléchargeur », mais le titulaire de l’abonnement de la ligne internet dont l’IP aura été relevées par les « ayants-droits ».

    Une personne dont le Wi-Fi aurait été piraté n’est PAS coupable de contrefaçon mais coupable devant « hadopi » de ne pas avoir sécurisé sa ligne. Imaginez quelqu’un qui reçoit vos mails puis vos recommandés, mais qui ne télécharge pas et qui n’y connait rien en informatique, et bien sa ligne se retrouvera coupée tant qu’il n’aura pas prouvé sa bonne foi ; vous lui répondrez aussi que statistiquement il est forcément un gros téléchargeur ?

  21. Starbetrayer dit :

    Si la legislation est autant « violee », c est que la loi est mauvaise !!!!

    Quand aux trois avertissements, cela releve je le rapelle d une juridiction d exception sans passage par le juge, avec renverse de la charge a preuve
    C est la plus grave remise en cause du droit francais a ce jour.

    Comment cela ne peut il pas vous choquer ? Est ce cela la liberte ?

  22. Dalai-Lama dit :

    « Il y a un lien entre la baisse du marché des DVD et la contrefaçon numérique ne serait ce que parce que la contrefaçon abaisse le consentement à payer. Estimer quantitativement ses effets est une autre question à laquelle je n’ai pas de réponse. »

    Et en quoi ces effets « inquantifiables » seraient maléfiques ?!
    Est-ce que le fait que l’eau tombe du ciel fait qu’il faut soutenir Evian© est interdire de prendre l’eau qui tombe du ciel ?!

    Pour revenir sur les chiffres du CNC, comme je l’ai dit ce que l’on voit c’est une baisse du prix du DVD de 30%, mais pas de baisse de volume.
    J’aimerais avoir les chiffres ds bénéfices de toutes les industries liées a ce marché pour voir un réel impact ou non.

    Car entre 2004 et 2008, on a forcément eu une baisse du coût de fabrication du DVD, baisse semble t’il répercuter sur le prix.
    On a eu ensuite eu l’essor des ventes de DVD (réels) sur Internet (actuellement 10% des ventes), ce qui forcément fait baisser les coûts et donc le prix du DVD.

    Et au final, on ne peut pas non plus négliger l’énorme essor de la vente d’occasion (de particulier a particulier) sur Internet via des sites comme ebay, priceminister, 2foismoinscher & Co.

    Bref, le raccourcit baisse de 30% du CA = téléchargement est intenable.

    Surtout quand les études montrent le contraire.

  23. Jacquard dit :

    Pourquoi quand le site de jaimelesartiste est coupé vous denoncez l’attente à liberte d’expression,
    mais quand la connexion d’un internaute est coupée, vous ne denoncez pas la meme atteinte à la liberte d’expression ?

    Contradiction ?

  24. Sioowan dit :

    suite//

    Et que dire de la désapprobation de l’Europe sur les coupures internet préconisées par Hadopi, alors

    qu’un grand nombre de services de l’état deviennent accessible principalement via Internet. Et qu’une

    coupure d’Internet équivaut à une coupure de l’accès à l’information.
    Sans compter que ceux qui auront leur compte Internet coupé, une fois celui-ci rétablis, ils iront voir

    ailleurs et puniront ainsi leur FAI.

    – Le P2P est le pire du pire selon les ayant droits.
    Il ne faut pas oublier que ce protocole sert également à l’échange de données légales et pas seulement

    au piratage. Linux, travaux scientifique et bien d’autres encore.

    – L’une des dernières idées en vogue en ce moment, serait de mettre un filtre sur les moteurs de

    recherche, qui va réguler ce filtre? La liberté d’expression ne va-t-elle pas finir au pied de ce filtre

    justement?
    Pour un pays démocratique on va très loin.

    Toute cette loi pour au final protéger une minorité d’industries qui ont raté ou mésestimé la mutation

    numérique. Loi qui décrète que tout Internaute est coupable de fait de téléchargements illégaux. Où est

    donc passé la présomption d’innocence? Et quelle belle formule que celle du soit disant : » manque à

    gagner’.

    Il suffit de sortir l’exemple populiste qui indique que plus de 400000 films sont téléchargés tous les

    jours, le nombre de place de ciné en une journée. Donc si je comprends bien leur exemple, c’est qu’ils

    pensent que s’il n’y avait pas ce piratage, ils auraient un remplissage du double d’aujourd’hui en

    salle?
    Je reviendrais sur le sujet ultérieurement.

    Car il ne faut pas confondre culture et produits culturels. Nos artistes sont des produits culturels,

    car la culture ne se monnaye pas, elle se partage; mise à part le billet d’entrée dans un musée, ou la

    place de concert pour écoute des œuvres tombées dans le domaine publique.
    Car actuellement sous le couvert de protéger les produits culturels, on nous dit vouloir protéger la

    culture. Alors que l’on ne fait que protéger des sociétés et artistes n’ayant pas réussit cette

    mutation.

    à l’instar de la cassette, pour laquelle une taxe avait été crée, voilà que l’on en vient à tirer à

    boulet rouge sur une nouvelle technologie sans jamais que cette industrie ne se remette en question.

    Alors oui, les gens téléchargent. Mais ces majors qui veulent imposer une loi pour protéger un commerce

    ayant raté sa mutation, pensent dur comme fer, que toutes ces œuvres qui circulent sur le net auraient

    été acheté. Quel invention formidable que le « manque à gagner ».
    Voilà poindre du joli populisme pour marquer les masses, alors que la vérité est tout autre.
    Les gens ne consomment que ce qu’ils peuvent consommer; ni plus, ni moins.

  25. Sioowan dit :

    suite //

    Que dire également de toutes ces sociétés qui ont vendu l’ADSL à ses début en arguant dans leurs pub le

    téléchargement de films, musique et j’en passe, alors qu’aucune plate forme de ce type n’existaient à

    l’époque. Les pub pour le premier baladeur d’Apple qui écrivait que vous pouviez mettre 10000 morceaux

    de musique.
    A près de 2€ le morceau de musique en téléchargement légal, le remplissage légal d’un baladeur numérique

    reviendrait très cher à son possesseur. Et s’en trouve à l’heure actuelle un rêve utopique du moins

    d’une façon légale; sauf à augmenter de beaucoup les salaires. Par contre mélanger des CD achetés et des

    morceaux piratés, cela se pratique beaucoup pour remplir un tel espace. Aux fabriquant d’arrêter de

    vendre de tel capacité peut-être…

    Et maintenant que tout ce beau monde s’est installé sur le marché, on vient nous taper sur la tête pour

    nous avoir appris à pirater.

    Comme vous pouvez vous en douter, le monde n’est ni blanc ni noir. Il n’y a pas d’un côté les méchants

    pirates, les méchants fournisseurs d’accès qui ont vendu le web comme une grande plate forme de

    téléchargement et d’un autre côté les gentils artistes.

    Tout le monde est fautif, à nous de trouver une nouvelle voie économique, et la licence globale imposant

    un montant mensuel supplémentaire, à l’instar de la taxe sur le copie privée, sur le montant d’un

    forfait ADSL, aurait pu plaire à tout le monde. Mais non, nous sommes en période du tout réprécif. .

    Le pire est le mensonge de ce que ces entreprises dite culturelles appellent le « manque à gagner », qui

    n’est rien d’autre qu’une mutation du marché, dont la colonne vertébrale est un consommateur devenu plus

    intelligent et qui n’achète que ce dont il peut en retirer plaisir. Pourquoi acheter tout un album pour

    1 seul titre de valable; par exemple.

  26. Jacquard dit :

    M. Rogard, malheureusement, la loi mets le pied dans la porte à l’arbitraire et aux derives qui s’ensuive, dire que l’ont va punir les gros telechargeur ne peut suffire, il faut des garanties qui ne sont pas dans les textes Creation et internet.
    La privation de la liberte d’expression sur simple reperage d’adresse ip, sans intervention de la justice, reperage effectué par des personnes juges et parties, sans apporter la preuve que l’internaute a bien sur son disque dur les fichiers incriminé me parait invraisemblable.
    Peut etre n’etes vous pas au courant mais il est facile d’injecter des adresse ip sur ces reseaux, et des petits malins ne manqueront pas de le faire.

    Bref la majorité nous concocte un beau gachis de l’argent public, pour une loi qui dans les texte va priver arbitrairement de liberté les gens qui vous ont elus. Alors me direz vous dans le tas il y en aura peut etre certain qui telechargeaient beaucoup (10 films par jours ?) Je doute fort que ces gens là se mettent a acheter 10 dvd ou cd par jours.

    Quand à la pedagogie de la loi, malheureusement, une personne qui sait telecharger sur internet possede deja un bagage en informatique, et pourra sans difficultés utiliser des outils qui existent deja pour contourner votre loi.

    Salutations

  27. Sioowan dit :

    suite//

    Donc prenons point par point ce qui fait peur aux fabriquant de cultures.

    – Désaffection des salles de cinéma pour le téléchargement.
    Peut-être serait-il temps qu’ils se posent la question du prix d’une place de cinéma qui frôle les 10€ sans parler de la qualité intrinsèque de certains des films qui y passent.

    Je sortirais un contre exemple à la monotonie qui veut que tout est de la faute des pirates, « Bienvenue chez les Ch’tis ». Malgré un tel piratage, ils ont battu le record de la grande vadrouille avec 20 435 557 entrées. Y’a-t-il eu blocus des pirates? Non. Juste un film populaire qui a très bien fonctionné.

    Les DVD se vendent bien et même très bien, et des versions pirates circulent, suivant les économies de chacun. Tout le monde s’y retrouve.

    – Désaffection des DVD.
    Peut-être parce que nous sommes dans une période de transition vers un nouveau média en haute définition, et qu’au vu de la guerre menée par les formats HDDVD et Bluray qui était contre productive, Cela a fait plus de mal que de bien au marché. Car durant près de deux ans le public ne s’est pas jeté
    dessus comme sur le DVD à l’époque de son apparition, même si ce dernier aura mis cinq ans pour s’imposer. Et ce en attendant de savoir qui du HDDVD ou du Bluray allait remporter cette guerre.

  28. Sioowan dit :

    je ne peux plus poster, donc je mettrais la suite demain.

  29. Sioowan dit :

    ah si je peux… Etrange.

    Donc la suite.

    suite//

    Donc dans cette attente, les gens ont repoussé des achats de DVD qu’ils pensaient faire en HD.
    Les gens sont devenus attentiste, afin de voir si le Bluray est un format pérenne et non pas un format qui sera remplacé dans deux ans par un produit meilleur, car possédant encore une définition accrue.

  30. Sioowan dit :

    Bon, le reste à demain. Là je ne peux plus rien poster après moultes essais.

  31. Pascal Rogard dit :

    Difficile de répondre à l’avalanche de commentaires .
    Sur le caractère présupposé liberticide la loi, je constate que beaucoup d’interventions font référence au texte avant le passage au conseil d’Etat et surtout avant les modifications importantes apportées à la suite de la discussion au Sénat.
    Dois je indiquer à tous que si la loi est liberticide, elle sera censurée par le conseil constitutionnel.
    A la suite du vote de la DAVSI je rappelerai charitablement que les opposants politiques qui avaient saisi le conseil constitutionnel en vue de protéger les internautes avaient réussi l’exploit de faire annuler la disposition votée à l’initiative du gouvernement qui proposait de substituer aux sanctions pénales en vigueur un système de contraventions beaucoup moins répressif.
    Je n’ai jamais prétendu qu’il y avait une désaffection des salles en raison des téléchargements illicites , j’ai exactement écrit le contraire .
    Quant à ceux qui préfèrent le juge , les sanctions pénales et civiles au système pédagogique de l’ Hadopi qui fonctionnera sous le controle du juge , libre à eux .
    Enfin ne décalquez pas les attaques contre les majors de la musique en parlant du cinéma car dans la production de films français ce sont les indépendants qui dominent très largement et la majorité d’entre eux doivent se battre courageusement pour que les films existent.

  32. Jacquard dit :

    Je vous remercie pour vos reponses, et je loue votre volonte de dialogue.

    Pourquoi attendre l’intervention du conseil d’etat, c’est à vous de faire une loi adaptée et juste.

  33. Pascal Rogard dit :

    Ce n’est pas moi qui fait les projets de loi mais le gouvernement dont le conseil d’Etat est le conseiller juridique.
    Il est tout à fait normal que les textes initiaux soient améliorés et le débat parlementaire permet une confrontation utile de tous les points de vue.

  34. Confrontation? débat parlementaire?
    Moi pour ce que j’en ai vu c’est un rejet systématique des amendements de l’opposition, et à juger l’attitude des intervenants c’était sans même les écouter!

    Est-il courrant de lancer un appel d’offre pour un projet de loi non finalisé? comme ça été fait ici:

    http://www.pcinpact.com/actu/news/49766-ufc-que-choisir-assemblee-nationale.htm

    Je pause la question sérieusement car je ne connais pas trop le fonctionement de notre système! De mon point de vue sa donne juste l’impression de mettre la charue avant les boeufs… pourquoi faire un appel pour quelque chose dont on ne soit pas absolument sur qu’il passe? (a moins que le passage ne soit qu’une simple formalité et les débats réalisés une simple mascarade poru suivre le protocole démocratique)

  35. Pascal Rogard dit :

    Cela n’ a rien anormal et correspond à une volonté du gouvernement en cas de vote de la loi et de validation par le conseil constitutionnel de la mettre en application rapidement.
    Il est exact que les débats à l’assemblée nationale sont peu constructifs car chacun campe sur des positions politiques déjà arrêtées.
    Mais il en est allé différemment au Sénat où de nombreux amendements de la majorité et de l’opposition ont été adoptées ce qui a conduit les sénateurs socialistes à voter le texte et les communistes à s’abstenir.

  36. Aces dit :

    Bonsoir,

    Vous dites vous occuper uniquement de cinéma, d’œuvres audiovisuels et de spectacle vivant, bien, mais pourquoi il a fallut en arriver là pour vous adapter au système Internet ?

    Internet permet justement de diffuser un média vidéo de qualité identique à un DVD de part les système de compression existant, de plus, avec la VOD, on peut éviter le piratage mais pour ça, il faut mettre en place un système de qualité avec une offre généreuse et la possibilité de télécharger de façon légale le dit film ou spectacle afin de pouvoir le lire ultérieurement !

    Vous dites qu’il faut stopper le téléchargement illégal mais expliquez moi pourquoi il faut entre 6 mois à 1 an entre un film sortit au cinéma et sa disponibilité en DVD/Blue Ray ?
    De plus, le prix d’un DVD/Blue Ray à sa sortie coûte si cher sachant que le film ou spectacle a été rentabilisé auparavant ?

    En tout cas je tiens à vous remercier pour votre dialogue et ouverture d’esprit ce qui est appréciable bien que nous n’ayons pas les mêmes visions des choses et de l’utilisation d’internet.

    Cordialement,

    Aces

  37. GusDansUnGarageN°8000 dit :

    Merci d’avoir prit le temps de répondre à ma question ainsi qu’aux réflexions des autres internautes! 🙂

  38. Jacquard dit :

    Nous voyons par ces commentaires et vos reponses intéressantes l’interet d’avoir une connexion internet pour s’exprimer et participer au debat republicain qui est le notre aujourd’hui.
    Pensezvous en votre ame et conscience que couper internet à un foyer ne restreint pas sa liberté d’expression ? Qu’en est-il de la declarations d’impot et autres procedures administratives en ligne, des activité scolaire de plus en plus liées a internet ? Des services commerciaux ? Du teletravail ?
    La sanction finale pronée par l’Hadopi est très lourde, et fortement dissuasive, mais disproportionnée. Le mecanisme qui va infliger la sanction dans le texte ne propose pas assez de garanties pour defendre le citoyen.

  39. Pietro dit :

    Je suis sidéré par la mauvaise foi dont font preuve les sociétés d’ayant droits. Les ventes de CD et DVD chutent ? Et ce serait forcément la faute du téléchargement illégal ?

    FAUX !!!

    Prenez au moins la peine de consulter des études scientifiques indépendantes qui prouvent dans leur ensemble que le piratage n’est en rien le principal responsable des baisses des ventes de disques. Certaines montrent même qu’il a un effet bénéfique pour l’économie (étude publiée par le gouvernement des Pays-Bas entre autres). Que les plus gros « téléchargeurs » sont aussi les plus gros consommateurs de biens culturels, c’est aussi ce que montrent des études très sérieuses.

    De plus, l’idée que les gens ont d’autres centres d’intérêts que la musique ou les films à la maison vous a-t-il effleuré l’esprit ? Les ventes de jeux vidéo qui ont explosé, ça vous dit quelque chose ? Les chiffres en forte croissance du téléchargement « légal », ça doit bien vous dire quelque chose ?

    Cette loi ne va rien vous apporter à part un retour en pleine figure du mépris que vous manifestez à l’égard de tous les internautes.

    Au fait, j’espère bien que l’INTEGRALITE des frais nécessaires à la mise en place des dispositifs que la loi prévoit de mettre en place sera à la charge de vos sociétés. Etant donné que vous êtes les seuls « bénéficiaires », ce ne serait que justice.

    Quant à critiquer une atteinte à votre « liberté », respectez d’abord celle des millions d’internautes français qui en ont plus qu’assez d’être insultés (« pirate », « terroriste », « génocide »… comme c’est adapté !) en permanence par des personnalités telles que vous qui montrent au grand jour leur véritable visage et le peu d’intérêt qu’elles ont réellement pour les créateurs.

  40. Pascal Rogard dit :

    Merci
    Pour le délai d’exploitation du DVD vous avez raison et c’est pourquoi la SACD soutient l’amendement de Franck Riester rapporteur du projet de loi à l’Assemblée Nationale qui vise à réduire ce délai entre 3 et 6 mois à compter de la sortie en salles.

  41. Pascal Rogard dit :

    Génocide, qui parle de génocide ? il faut savoir raison garder
    Personne n’insulte les internautes et d’ailleurs j’en suis un.

  42. Jacques Pyrat dit :

    Bonjour,

    Merci de nous fournir un espace de réaction dont le site cité était dépourvu.

    Maintenant, pourriez-vous m’expliquer comment il est :
    – possible surveiller les téléchargements pour sanctionner les internautes
    – mais impossible de surveiller les téléchargements pour rémunérer les artistes

    Il s’agit de la même technique de surveillance, non ?

  43. Olivier dit :

    Autour de moi il est vrai ça télécharge assez fortement la musique, et un peu les films.
    Une fois la loi passée, et peut être un mail reçu , la plupart arrêteront. En tout cas avec des logiciels « détectables ».
    Car après en avoir parler avec eux, en aucun cas ils mettront dans leur iPOD qui peut contenir 4000 chansons l’équivalent de 4000 euros de musique (en prenant 1 chanson = 1 euro).
    Si les majors ne mettent pas en place un modèle économique totalement différent pour « vendre la culture », les ventes ne repartiront jamais. Car les logiciels d’échange seront toujours disponibles, et ils passeront en « anonyme ». Il n’y a aucune possibilité qu’un filtre gouvernemental arrive à suivre la cadence des logiciels d’échange.
    Voyez le blu ray, aussitôt piraté dès la sortie d’une nouvelle protection et les bluray se retrouve sur Internet en fichier vidéos pour ordinateur sans lecteur bluray…
    Les personnes qui téléchargent illégalement sont prêtes à mettre 15 à 20 euros par mois sur les sites d’échanges privés. C’est une pure connerie de pas avoir transformer ça en « licence globale ». Au lieu d’avoir 20 euros / mois, les majors auront 0.
    20 euros / mois x 17 millions de foyers avec Internet = 340 millions de revenus à partager. La loi HADOPI = 0 euros, et de futures batailles juridiques concernant la présomption d’innocence bafouée, et la sensation d’être surveillé par BigBrother, avec les conséquences politiques sur les élections ?

  44. Pascal Rogard dit :

    Il n’y a pas de surveillance des internautes mais un suivi des oeuvres piratées.
    Je ne suis pas spécialiste de ces questions mais je pense que la seule méthode possible pour rémunérer les artistes dans un système de licence obligatoire serait d’utiliser des techniques de sondages analogues à celles qui existent pour mesurer les audiences audiovisuelles, mais ce serait très aléatoire compte tenu de l’extraordinaire diversité des oeuvres téléchargées.

  45. Sioowan dit :

    Ou simplement faire payer un montant forfaitaire aux internautes qui désirent télécharger, et surveiller ceux qui ne voudraient pas payer ce montant supplémentaire pour leur appliquer la riposte.

    Ce serait plus simple et plus réaliste.

    La plus part des personnes ne désirent qu’une chose ; écouter et voir en toute légalité en se servant de la nouvelles technologie. a un prix que leur permet leur portefeuille.
    La VOD est en route, mais avec tellement peut d’offres, films asiatiques, films VO, films qui ne sortiront jamais en France, etc…
    Tout un tas de chose qui donne un besoin de télécharger ailleurs pour un grand nombre d’internautes. Sans compter les fous du téléchargement qui n’ont même pas le temps de regarder les oeuvres, mais qui ont une « collectionnyte aïgue ».

  46. Animejason dit :

    « jaimelesartistes.fr espace d’expression des créateurs » mais sans contradiction possible.
    Attaque sur ce site (toujours pas clair si c’est l’attaque qui l’a fait fermé ou si c’est juste préventif de la part de l’hébergeur) causé soit disant par des contradicteurs de l’Hadopi : rien ne le prouve c’est peut être des hackers qui auraient attaqué juste parce qu’albanel a dit que son site était blindé et ne craignait pas les attaques, que je sache ce site n’est pas le seul en France qui subit des attaques.
    « Ceux qui dénoncent une loi dite “liberticide” , montrent ainsi qu’ils n’ont aucun respect pour la liberté d’expression des auteurs qui refusent l’idée d’un monde gouverné par les seules technologies »
    La technologie n’ira pas en arrière pour leurs beaux yeux.
    Les auteurs n’ont plus le choix pour eux comme pour nous c’est marche ou crève. Il n’y aura pas de retour en arrière et c’est bien cet état d’esprit qui empêche aussi l’émergence d’offre légale (pour une fois la demande exige et l’offre doit suivre ou mourir et non plus l’inverse).
    « Quant à ceux qui prétendent que la contrefaçon numérique n’a aucun effet sur les recettes d’exploitation des films et œuvres audiovisuelles ».
    La baisse en volume, c’est peut tout bêtement dû la baisse de revenue en France depuis des années, la crise, le fait que les gens ont finis de remplacer leurs VHS par des DVD (d’où le pic des ventes).
    la baisse pour la valeur peut être qu’en plus les gens on compris qu’acheter un DVD à sa sortit de sert à rien, il suffit d’attendre 6 mois pour que le dit DVD passe de 20€ à 12€, encore 6 mois plus tard et on peut le trouver pour un prix compris en 1 et 10 € (alors vraiment pourquoi l’acheter neuf). Petit conseil si vous voulez que l’on gardent une impression de valeur pour le DVD vous devriez baisser les prix (en nouveauté à 12€ pour un simple et 15€ pour un collector) et ne plus permettre de baisse de prix après pendant 2 ans. On aura déjà moins l’impression de se faire arnaquer qu’en payant 20€. Exemple j’ai acheté la trilogie Matrix + Animatrix en collector moins de20 € (contre + de 80€ à sa sortie). Heroes saison 1 neuf 15€ (contre 50€). Pourquoi acheter à 50€ quand on pourra l’acheter 15€ plus tard.
    Quand à la VOD facile vous ne devez pas en voir souvent, DRM qui empêche une partie des clients de voir leur film (qui a dit Linux). Qualité plus que douteuse et même des films incomplet (la fin était peut-être en option).

  47. Animejason dit :

    « Il n’y a pas de surveillance des internautes mais un suivi des œuvres piratées. » Pourtant la futur Hadopi se dit compétante pour le streaming hors contrairement au P2P les IP sur des sites de streaming ne sont pas public. Le site qui fait du référencement lui les connait les IP tout comme le site qui héberge la vidéo mais comme ses sites sont souvent à l’étranger, impossible d’avoir les IP (sauf bien sur à hacker ces sites, ce qui est illégal même pour les ayants-droit). Donc pour savoir si une personne utilise bien des sites de streaming il faut « attaquer » le maillon faible (càd le droit à la vie privée) et organisé une surveillance des Internautes.
    ————
    Quand à la licence globale je pense que c’est une mauvaise idée même si je pense qu’elle paierait largement tous les ayants-droit (+ de 3 milliard par an pour les ayants-droit pour 15€ par mois et par Internaute). C’est une mauvaise idée car comme le montre les ayants-droit avec la commission Albis pour la copie privée, ils exigeront sans arrêt plus et l’on pourraient tous payer beaucoup plus de 15€ par mois. Elle n’aidera pas au développement technologique de la France, pourquoi fibrer le pays alors que les FAI ne pourront pas nous vendre de services associés. Les chaines de TV n’essaieront pas (faute de moyen) de créer de vrai programme innovant, faut pas se leurrer les chaines vont pas acheter des films ou des séries qui de toutes les façons on étaient vu massivement sur le net. Le prix d’une place de cinema risque d’être inabordable, pour empêcher le CamRecording et aussi pour compenser les pertes dû au manque d’entrée, le cinema deviendrait un vrai luxe. Les DVD/BR deviendraientt eux aussi des objets de luxe. Les vrais auteurs ne toucheront pas forcement leur dû (les auteurs étrangers par exemple, la sacem va surement pas vérifier si les ayants-droit d’un film Japonais très downloadé mais qui est pas un sociétaire doit toucher quelque chose). Cela détruirait des barrières morale qui empêche une partie des internautes de télécharger ou de trop télécharger (pour 15€ je veux en avoir pour mon argent, « manger et boire jusqu’à l’écœurement »). Une baisse d’intérêt pour les créateurs, ils pourraient avoir l’impression de donner des de la confiture à des cochons (on se calme je ferais moi aussi partie de ces cochons), exemple les questions sur des sites de sous-titrage de séries où les Internautes veulent juste savoir pourquoi les nouveaux sous-titres sont pas encore là, ou parce qu’y a une faute là, ils viennent pas pour participer ils viennent juste râler, les Internautes sont aussi des cons parfois.
    En France on a aussi la chance d’avoir un Internet pas cher sans limite de téléchargement, avec la licence globale on risque de voir arriver des limites de DL ou de faire encore payer plus cheros ces dépassements. La Licence globale serait une bonne idée dans un monde idyllique ou tout le monde serait réellement responsable.
    ——-
    My two cents
    Je suis pour le développement d’une offre légale opposable (je veux un film ou une série, je dois l’avoir ou les ayants-droit paient des astreintes). Je suis aussi pour totalement chambouler l’exception culturelle (qui pour exister doit hélas couter chère). Exemple les Internautes auraient le droit de demander la gratuité (avec pub) sur Tf1 vision pour les séries. Pour la VOD faire baisser le prix jusqu’au niveau des vidéo clubs et même baisser encore les prix pour ceux qui voudraient en y mettant de la pub. Pour les œuvres étrangères non licenciés en France on auraient une licence individuelle (optionnelle) qui sous couvert de la lois Française nous protégeraient d’éventuelle procès pour contrefaçon, avec cette licence les internautes devraient déclarer quels œuvres ils ont DL pour payer les créateurs (et aucun ayants-droit français). Une baisse des prix des DVD/BR en nouveautés (10-12€ pour un simple, 15€ le collector et 20€ le BR, de 15€ à 30€ pour les séries) mais en échange ces prix seraient stable pendant 2 ans.
    A terme d’ici à une vingtaine d’année je pense que la télé ne sera plus qu’une partie du web de demain, tous les programmes seront en VOD, une partie des programmes sera payé par la redevance pour maintenir une certaine qualité et gratuité pour les faibles revenus.

  48. Zep' dit :

    M. Rogard

    Je ne réagirais pas face à la loi Création et Internet, je trouve que d’autres internautes s’en sont très bien occupé avant moi, et d’autres poursuivrons.
    Je tiens toutefois à vous remercier de votre volonté d’exporter le débat hors de l’Assemblée, pour l’amener au sein de votre blog.

    Concernant votre dernier commentaire, si je ne me trompe pas, cela ne ressemblerait-il application possible de la licence globale ? Les sites de d’échanges soit disant « illégaux » (The Pirate Bay par exemple) entretiennent , si je ne me trompe pas, ce genre de statistiques, afin de savoir quels fichiers sont les plus partagés. Il serait donc facile de déterminer une rémunération pour tel ou tel artiste.

  49. Wendy dit :

    A propos du piratage du site jaimelesartistes:
    L’hébergeur Push It Up écrit sur son blog que son infrastructure ne permettait plus d’accueillir ce site.

    De plus, il indique qu’il ne souhaitait pas servir de plateforme d’envoi de spam par son client, l’agence jmsic.com pour le ministère de la Culture.

    L’explication de l’hébergeur de jaimelesartistes : http://blog.pushitup.com/index.php/2009/03/10/une-loi-absurde-et-dun-autre-age/

    La fermeture de jaimelesartistes est-elle vraiment due à des pirates ?

    Wen.

  50. Pascal Rogard dit :

    Je n’ai jamais pensé que la répartition des rémunérations était un réel obstacle à la mise en place d’un système de licence globale ou de contribution créative.
    Les obstacles sont ailleurs
    La France est un état de droit et ce système serait contraire à toutes
    les conventions internationales qui régissent le droit d’auteur et à la législation européenne.
    Sur le plan économique le oeuvres de cinéma et de l’audiovisuel sont financées par un système reposant sur l’exclusivité des cessions de droit soit exactement le contraire du modèle proposé.
    Enfin ce type de rémunération transforme le droit d’auteur en impôt à l’égard de tous les consommateurs qui ne téléchargent pas de façon illicite et qui représenteraient environ 2/3 des internautes .
    Les députés PS ont honnêtement reconnu que la licence globale ne pouvait fonctionner pour le cinéma et l’audiovisuel

Laisser un commentaire