La passion du théâtre

14 juillet 2009 par - spectacle vivant

A Avignon pendant le festival, la passion du théâtre envahit les rues, les cours, les gymnases, les entrepots, les jardins, cent lieux ou s'exprime un amour immodéré de l'expression dramatique.

Le public est là fervent, fidèle, composite sachant répondre présent au voyage au bout de la nuit "Littoral,Incendies ,Forêts" proposé en intégrale dans la cour d'honneur par le talentueux Wadji Mouawad qui écrit et produit entre Montréal, Beyrouth, Chambéry ou s'égarer dans le off qui vient de perdre son père fondateur le résistant André Benedetto, auteur et directeur du Théâtre des Carmes.

La magie d'Avignon est faite de lieux exceptionnels qui s'éclairent au soleil couchant, du bruit du vent dans les arbres ,de textes habités par des comédiens et de longues soirées à débattre des spectacles.

C'est   aussi de rencontres imprévues comme celle de l'acteur Pierre Diot, définitivement allumé  au Pitchoun Théâtre et de talents plus reconnus comme celui du dramaturge Matéï Visniec dont la pièce  "le mot progrès dans la bouche de ma mère sonnait terriblement faux" est habilement mis en scène par Jean Luc Paliès au théâtre de l'Oulle.

Quant aux amateurs de propositions insolites et fortes, ils retrouveront avec plaisir le cadre enchanteur du jardin de la vierge du lycée saint Joseph où la SACD et le festival proposent 4 programmes de sujets à vif où les répertoires se mélangent et s'interrogent avec bonheur.

Commentaires (2)

 

  1. Kowie dit :

    Composite ? Un public composite ? Un public issu d’un assemblage de deux matériaux non miscibles mais ayant de fortes capacités d’adhésion ? Comprends pas…

  2. Bocas dit :

    Pour mieux comprendre le public tel que le décrit avec justesse Mr Rogard, il suffit de lire les excellents livres de Mr Ethis sur le public réinventé ou le public participant d’avignon. Livres de sociologues et, c’est rare, super bien écrits et passionnants à lire de bout en bout pour comprendre comment fonctionnent les publics d’aujourd’hui. Je me sers toujours des livres d’Emmanuel Ethis pour réfléchir les politiques culturelles et tu comprendras là ce que signifie « composite »

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