Cinéma et Opéra

24 mars 2010 par - économie numérique

La numérisation des salles de cinéma devrait leur permettre de  diversifier leur programmation et de retransmettre une plus large palette de programmes et notamment  d'événements sportifs et de captations de spectacles vivants.

C'est ainsi que le Métropolitan Opéra de New York en vue d' élargir son public  a passé des accords avec des circuits de salles aux Etats Unis et au Canada pour retransmettre en direct et en haute définition une partie de son répertoire.

Les représentations sont également accessibles aux scolaires.

Le succès de ces retransmissions est tel que d'autres pays dont la France y sont désormais associés.

Mais les milieux du cinéma ne sont guère partageux et il n' a pas fallu attendre longtemps pour que  les corporatistes qui peuplent leurs nombreuses officines se plaignent auprès du CNC de cette utilisation dévoyée de leur outil de diffusion et lui demandent des mesures de rétorsion fiscale permettant de bouter hors les murs des temples de l'art cinématographique ces pelés , ces galeux, expression d'un art dramatique décadent.

Il faut espérer que le Ministère  et le CNC qui par ailleurs soutient les captations audiovisuelles sauront faire la part des choses et distinguer entre  événements sportifs dont la seule visée est commerciale et les retransmissions de spectacles vivants qui permettent de démocratiser l'accès à la culture.

" Times they are a-changing ".

Commentaires (1)

 

  1. Lucien Véran dit :

    Vers le « Centre National du Cinéma de l’Image Animée et des Sports ?

    Dans quelque filière économique que ce soit la compétition est autant interne (pour se partager la recette) qu’externe (pour l’élargir)
    La salle numérisée (captation, projection, gestion des publics, animation promotion..) est quelque chose de très différents des quatre murs, un écran et un projecteur d’antan. Des contenus venus de filières diversifiées qui visent à élargir leurs revenus sont en compétition pour accaparer des écrans qui ressembleront bientôt à des télévisions collectives. A ceci près que c’est la filière qui offrira la plus forte profitabilité aux salles les plus courues qui verra sa part d’écran progresser.
    Comme chaque type de contenu (sports, opéra,théâtre..) a déjà son économie, son sytème de financement, ses organes de régulations et ses lobbies, il est clair que le CNC seul ne saurait conserver la supervision économique et juridique de ces lieux polyvalents. Un effet déjà décrit ailleurs par les historiens s’annonce, la technologie va bousculer les institutions en créant des situations inédites qui ne se règleront que par des compromis. Qui du blockbuster ou de la finale de la coupe du monde financera la création ?

    Bonne journée.
    Lucien véran.

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